Elena Liliana PopescuLecteur
Essaye de te détacher des soucis quotidiens, pour pouvoir entrer ensemble dans la réalité du Rêve appelé Poésie, ouvrant la porte de ton cœur à ces vers écris précisément pour toi.

Ils naquirent dans mon cœur lorsqu'il le fut destiné de se détacher du monde des formes-pensées pour se vêtir dans le monde des formes-paroles, pour se présenter, quand leur destin s'accomplira, à la cérémonie du rencontre avec toi, lecteur.

La simplicité, qui dans son essence est la Vérité, ne peut être exprimée que par le silence. Toutes les paroles du monde ne font autre chose que d'essayer de décrire le silence.

Connaître toi-même, l'idéal le plus simple et le plus difficile à atteindre, est le but de chaque homme en part et du monde entier, toutes nos recherches lui étant soumises. Parfois la recherche prend la forme de ce qu'on peut appeler poésie.

Les poètes viennent et s'en vont, laissant derrière leurs peines pour dévoiler le visage inconnu de la Poésie, qui nous regarde sans nous juger au-delà de voile de l'Illusion.

Elena Liliana Popescu
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Poèmes
Elena Liliana Popescu

Pour Le retrouver

Le Christ est ressuscité
dans le cœur
de celui qui s’est réveillé,
pour Le retrouver
encore une fois,
peut être pour
toujours.
 

Oublié est le miracle

Un conte qui est le monde
dans ton esprit se dessine.
Tu vis complètement le cauchemar
Qu’est peut être seulement un rêve.

Tu ne soupçonnes pas le miracle :
que ta vie entière
est une étincelle du briquet
resté au Paradis.

Un conte de la nuit des temps
de ton esprit se détache,
oublié est le calvaire
vécu réellement en rêve.

Et le miracle a lieu :
tu rachètes la vie entière
qu’a gaspillée l’avare
chassé du Paradis.

La même réponse

On a du temps pour les souvenirs
On a du temps pour de nouvelles tentations
On a du temps pour la prière ardente
On a du temps pour l’introspection.

On a du temps pour les rêves oubliés
On a du temps pour l'inconnu
On a du temps pour ta liberté
On a du temps pour le non commencement.

On a du temps pour les vieux tourments
On a du temps pour une pensée impénétrable
On a du temps pour d'autres questions
On a du temps pour la même réponse.

Comme au premier jour

Caché est le présent dans le corps d'un autre hier
Cachée est la saison dans des printemps par milliers
Cachée est la question dans tout ce que tu vas penser
Cachée est la réponse comme au jour premier.

La silencieuse lumiere

De l’enchevêtrement de rayons-destins
un fil vers toi descend…
La silencieuse lumière contient
le trésor perdu de l’existence.

Détaché du piège de l’esprit
une âme pénètre la Vie.
Et quelle douceur émane
de la Voix qui cache son visage…

Au moment qui enveloppe le temps
et où les pensées sont figées,
tu parcours immobile le labyrinthe
des mots plus jamais prononcés.

Quand le rêveur est éveillé

Inconnue est la pensée qui cherche sa source
Inconnu le mot qui engendre le commencement
Inconnu est le rêve quand le rêveur est éveillé
Inconnu est l'instant qui cache ce qui est ignoré.

Pour Le retrouver

Le Christ est ressuscité
dans le cœur
de celui qui s’est réveillé,
pour Le retrouver
encore une fois,
peut être pour
toujours.

Dis-moi

Tu as cru
que tu ne pourrais vaincre qu'au moment
où, renonçant à n'importe quelle arme,
tu lutterais avec ta propre image
pour te libérer.

Tu ne pourras plus te regarder
dans les miroirs qui te montrent
timide ou orgueilleux
courageux ou lâche
à ton gré...

On te l'a dit encore
mais tu ne l'as pas cru...

Dans le pays sans miroirs,
qui sera encore ton visage,
tu t'interrogeras alors
encore une fois, et tu apprendras
si tu laisses la réponse
venir d'elle-même.

Qu'auras-tu perdu
quand la recherche sera
la seule réalité possible ?

Quel est le chemin,
se demande celui qui marche,
sans connaître le seul chemin
qu'il peut emprunter… ?

Où arriver
s'il est déjà là,
même s'il ne peut encore savoir
qui est le gagnant ?

Quelle compétition est plus redoutée
que celle dans laquelle tu
es le seul concurrent acharné ?

Mais comment peux-tu encore lutter
quand l'adversaire porte
en guise d'amulette,
uniquement ton visage ?

« Éloigne tous les espoirs» t'a-t-on dit,
pour pouvoir espérer vraiment !

Mais dis-moi à quoi sert l’espérance
à celui qui a déjà tout
Ou la connaissance du chemin du retour
à celui qui est arrivé ?...

Cet instant

Quelques mots, t’es-tu dit,
juste quelques mots et tu as créé
toute une histoire dont le présent
est déjà hier, de même que demain
sera seulement le passé de celui
qu’il laissera en chemin, perdu
à jamais…

Juste un mot, te dis-tu,
juste un mot et tu t’approches
en cheminant d’un pas inattendu
vers l’inconnu, sans être effrayé
par cette pensée que tu es et que tu n’es pas
toi, par cet instant dans lequel tu peux être
et tu es. 

Sans fin…

Est passé d’abord l’été,
que tu aimais tant,
pour sa lumière et ses couleurs intenses,
et pour la clarté de son ciel limpide,
sans qu’on se soit rencontrés,
au moins une seule fois
durant ce jour, immuable,
bien que le regret nous torturait,
d’un côté,
comme de l’autre,
est venu aussi l’automne doré,
chargé des arômes des coings, des pommes
des poires juteuses et des raisins,
nourris par la douceur du sol
et par la chaleur bienfaisante
offerte par l’été à peine passé,

Ensuite l’automne,
saison du retour à la maison
après les voyages,
que tu admirais pour le tableau
légèrement chargé de tristesse mais charmant
dans la richesse des nuances de rouille
des forêts,
est passé lui aussi, tout doucement,
sans que nous ne cheminions plus ensemble
sur les allées chauffées par le doux soleil
au temps de la cueillette des fruits,
et que nous ne nous rappelions comme jadis
le bleu-vert agité de la mer,
de notre dernier voyage,
au cours d’un été inoubliable
– qui me semble maintenant si loin –
tandis que nous ne réalisions pas
que ce quelque chose était unique
dans cette vie,

Et voilà qu’en tapinois,
est venu l’hiver,
resplendissant et froid,
semblable à celui qui est venu
t’accueillir
juste quand la saison du renouveau,
du vert cru, rappelant l’espérance,
laissait la place à un été qui semblait commencer
mais qui ne se terminera jamais,
restant comme une blessure ouverte
placée dans un processus de guérison
sans fin…

Version française par Paul Julien



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Traducerea textelor in limba francezaa fost realizata de Vlad Copil
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