Elena Liliana PopescuLecteur
Essaye de te détacher des soucis quotidiens, pour pouvoir entrer ensemble dans la réalité du Rêve appelé Poésie, ouvrant la porte de ton cœur à ces vers écris précisément pour toi.

Ils naquirent dans mon cœur lorsqu'il le fut destiné de se détacher du monde des formes-pensées pour se vêtir dans le monde des formes-paroles, pour se présenter, quand leur destin s'accomplira, à la cérémonie du rencontre avec toi, lecteur.

La simplicité, qui dans son essence est la Vérité, ne peut être exprimée que par le silence. Toutes les paroles du monde ne font autre chose que d'essayer de décrire le silence.

Connaître toi-même, l'idéal le plus simple et le plus difficile à atteindre, est le but de chaque homme en part et du monde entier, toutes nos recherches lui étant soumises. Parfois la recherche prend la forme de ce qu'on peut appeler poésie.

Les poètes viennent et s'en vont, laissant derrière leurs peines pour dévoiler le visage inconnu de la Poésie, qui nous regarde sans nous juger au-delà de voile de l'Illusion.

Elena Liliana Popescu
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Poèmes
Elena Liliana Popescu

Hymne au Silence

Celui qui aspire encore à transcrire
sa sensible existence en poésie,
Celui qui est invité au banquet-céleste
nourrissant avec grâce son humble fantaisie,

Celui qui amène tout ce qu’il a en offrande
à Celui qui représente réellement la Vie,
celui qui revient à jamais à la source
et est prêt en toute circonstance à recevoir l’avis

De quiconque serait disposé à lui enseigner,
celui qui se risque à regarder en silence
pour Le voir dans les faits qui semblent disséminés
Celui qui, Seul, connaît leur souffrance

Et par l’Amour les garde en vie,
celui qui tente dans les poèmes d'englober
L’essence vitale cachée dans des élixirs
et du tableau de la Vie de détacher

Ce que le Peintre a voulu représenter
par les ombres sur le Visage de l’immortalité,
celui qui ose s’adresser
par des vers éphémères, à l’humanité,

En mouillant de sa plume le désespoir muet,
en ressuscitant l’espoir et dans ses mots
tout son amour déposé,
en tenant compte, de toutes les choses qui sont,

Celui qui avait tant à dire,
un jour, par ses rimes fines,
pourrait composer un autre poème encore
que celui du silence sans limites ?

Tu t’es éloigné

Les autres pensées t’ont éloigné
tellement de ta première pensée
que tant que tu n’y reviendras pas
tu ne pourras ni partir, ni rester…

À un moment arrêté

Tu es encore loin...
Il est long le chemin
que tu parcours
durant l’exil
choisi à un moment arrêté,
entre la mort et la vie
sans fin.

Personne ne t’a répondu

Tu as parfois
demandé
ce qu’était la vie
sans vouloir
connaître
vraiment
la réponse

Et tu ne l’as pas trouvée !

Personne
ne t’a répondu
parce que personne
n’aurait pu
te répondre...

La vie dans le rêve

Un cierge à peine fondu
brûle encore
un instant
sans flamme...

Il apprend
pour la première fois
comment le Temps
mesure
les vies dans le Rêve.

La porte est ouverte

Tu es libre de savoir
que libre est l’accès
à la Porte
du grand empire,
vers lequel des foules
de pensées
se dirigent
et attendent, à travers les siècles
d’entrer
par la Porte...

Pardonne-moi

Pardonne-moi
feuille blanche
parce que je trouble ta quiétude
avec des murmures
couchés
lignes,
lignes,
vestiges de pensées,
qui courent
cherchant
cherchant
sans savoir
qu’ils existent,
sans savoir
qu’ils cachent
ma Quiétude
et la tienne.

Tu ne m’as pas dit

Tu m’as dit
que la Poésie
est quelque chose
de nouveau...
Un miracle
vu
dans l’instant de quiétude
caché
dans un fait
naturel.

Tu m’as dit
que la Poésie
c’est de l’étonnement
qui renferme en lui
le désespoir
de ne pas savoir
résoudre le Mystère.

Mais tu ne m’as pas dit
que la Poésie
t’appelait
là-bas
où tu retrouvais
la Question-Réponse.

Nous nous serions dit silences

Je ne connais
rien de mieux
que le Silence
pour dire
ce qu’est la mort
ce qu’est la vie.

Si j'étais resté !...

Nous nous serions dit
silences
et nous aurions mieux
connu
le Silence
qui est en nous.

Je ne connais
rien de mieux
que le Silence
pour combler
l’instant,
la douleur
la parole...

Je l’ai vue

Je l’ai vue venir,
attendue ou non,
lentement ou tout d’un coup.
Et partir victorieuse
ou du moins c’est ce qu’elle croit,
parce qu’elle ne peut prendre
que ce qu’elle peut emmener,
ce qui peut être perdu.
Chaque fois elle constate
qu’Un autre a été le premier,
et comprend que maintenant aussi
on ne lui a donné le pouvoir
que de se soumettre
et de porter en silence
le fardeau de cette connaissance
tout au long de la Vie sans fin.

Chanson d’Amour

Assis à la table du Silence
dans le royaume inconnu
les Poètes rompent pour nous
du pain pur
mouillé
par la rosée céleste.

Les morts avec les morts, dit-on
et les vivants avec les vivants !
Mais savons-nous vraiment
qui sont les morts
et qui sont les vivants ?

Un Poète de plus
là-bas...
Un Poète de moins
ici.

À son départ
pour le royaume du silence
le Poète nous laisse
un chant d’Amour
inconnu...

Pas même un instant

Où es-tu, ô, soleil,
si ce n’est dans mon Cœur
d’où pars-tu
pour te lever
et pour te coucher,
sans néanmoins manquer
ne serait-ce qu’un instant ?

Où es-tu, ô, monde,
si ce n’est dans mon Cœur
d’où pars-tu
pour te créer
et pour te détruire,
sans néanmoins manquer
ne serait-ce qu’un instant ?

Où es-tu, ô, cœur,
si ce n’est dans mon Cœur,
d’où pars-tu
pour naître
et pour mourir
sans néanmoins manquer
ne serait-ce qu’un instant ?

Qui es-tu, ô, Existence,
si ce n’est mon Cœur,
d’où tout part
pour paraître
et pour disparaître
sans cesser d’être
ne serait-ce qu’un instant?

Je t’ai reconnu

Je t’ai reconnu
dans le visage de ma mère,
qui m’a donné son sang,
pour me donner la vie,
sa berceuse
pour que je grandisse,
et sa vie,
pour comprendre,

Je t’ai reconnu
dans le visage de mon fils,
qui m’a donné sa candeur,
pour renaître,
ses rêves,
pour me recueillir,
et sa révolte,
pour comprendre,

Je t’ai reconnu
dans le visage de mon ami,
qui m’a donné sa force,
pour continuer,
ses espoirs,
pour les réaliser ensemble,
et son indifférence
pour comprendre,

C’est alors que
je T’ai reconnu
dans le visage du Maître,
qui m’a donné Ta science
pour me connaître,
Ton amour,
pour comprendre,
et Ton silence,
pour Être...

Version française par Estelle Variot



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Traducerea textelor in limba francezaa fost realizata de Vlad Copil
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